Grosse claque la première fois qu’on l’entend (merci François pour me l’avoir signalée). Pour son premier disque, Amy Winehouse a mis dans le mille. Une voix absolument ensorcelante, des lyrics ciselés et la musique qui va (très) bien avec. Dans son album "Back to Black", elle se livre totalement : alcoolisme (cf. le titre Rehab, excellent), drogue, petits copains tous plus foireux les uns que les autres… tout y passe sans fausse pudeur. Parce qu’Amy Winehouse est un vilain petit canard, qui picole plus que de raison et n’entre vraiment pas dans le moule qui plaît tant aux maisons de disque. Lire la suite »
On m’apprend que je vais être papa. Alors, après avoir songé à cet ami stéphanois qui fit rejeton à sa Fran, à cause de son vice tout sicilien pour ces frimousses de futures mater dolorosa, de son penchant pour les brunes piquantes aux saveurs sucreuses mais à l’avenir inévitable de piétas insupportables, après, tout naturellement, je me suis demandé ce que j’allais devenir, car, c’était désormais entendu, ma vie venait de virer à cent quatre vingt degrés. Alors et quoique commençant par rassurer mon amour, avec un de mes airs péremptoires préférés qui lui fait craindre le pire, sur l’impossibilité que cette part d’improbable puisse entraîner quelque couac dans notre symphonie parfaite, alors, tout en débutant ma carrière de père irresponsable sur ce mensonge par omission, les méninges je me taraudais, comme joueur de poker contraint à la manille découverte, dentiste réduit à la roulette, les méninges jusqu’à la méningite je me démangeais, au sujet de cette vie toute neuve à roder au plus vite, de cet autre moi qui déjà m’attendait de pied ferme avec son air menaçant de môsieur je sais tout et ses puérilités puerpérales pour magazines féminins.
Alors, comme au temps ou certain chicôtier croate me chicotait la denture en me faisant chiquer le sang d’une manière peu déontologique, je n’en menais pas large. Et en vérité, j’avais très peur pour mon avenir, ma santé que je savais fragile et tout le reste qui était à l’avenant. Et en vérité, j’avais trop peur que mon corps ne se déforme au point de finir pareil à une immense baudruche humaine, puisque ce phénomène aussi, c’est désormais entendu, guette celui qui commencerait de se bourrer le mou immédiatement après s’être avalé la pilule de sa paternité, comme ça sur le pouce. Puisque ce phénomène se produisit sur la chétive personne de mon ami Molina lequel, à force de se passer les neurones à la moulinette avec toute une somme de soucis existentiels à propos de ce qui précisément n’existait pas, fit entrer sa grossesse nerveuse dans le Rider’s digest.
J’avais très peur de connaître le sort de cet ami régisseur de cinéma qui finit, avachi dans la limonade, à vendre sans trop y croire ses eaux de régime. Si son exemple devait me marquer au fer rouge, c’est que jamais je n’aurai seulement supposé qu’un régisseur de cinéma eût pu se laisser impressionner à l’avance par les caprices d’un nourrisson. Le régisseur de cinéma, quand même, c’est fondé sur le don de soi par excellence, c’est presque un idéal de servitude, quelque chose de précieux et souvent en pure perte. Le régisseur de cinéma, ça tient du majordome anglais dans les romans de Forster, ça se situe entre le maréchal des logis et le magicien fauché, c’est une sorte de superintendant mais taillable et corvéable à merci par tout un tas de roitelets, des dénicheurs de plage déserte pour marchands de sable un peu mazouté.
Les régisseurs de cinéma selon mon cœur, ont tous la petite quarantaine, la gueule et le tempérament des héros de polar des années soixante-dix, ils jactent l’argot et citent Aragon, ils ont fait de longues études pour se retrouver dans la mouise ou les ont écourté pour faire dans la menuise, ont plus d’un tour dans leur manche et les poches pleines des romans de Manchette, ils s’avalent des idées comme les cacahuètes à l’apéro, se mouchent leurs nez camus avec les mains sales de Sartre Les régisseurs de cinéma et surtout ceux qui ont eu à louer tout ce qui se pouvait concevoir en matière de location, d’un bridge d’australopithèque au premier tricycle d’Eddy Merckx, en passant par une testa rossa rouillée en titane du Titanic ou un carrosse mouillé par un petit âne pris de panique, ces régisseurs-là ne pouvaient décemment agir de façon à montrer au grand jour qu’ils se faisaient du mouron au sujet du prix des couches, qu’ils s’inquiétaient pour la qualité des laits maternels.
Ces régisseurs-là qui, quand même, étaient gens suffisamment dérangés pour bourlinguer jusque dans les bourgades les plus bourrues de Haute-Corse, battre les chasses gardées de toutes les guérillas, zoner la friche industrielle la plus chichement industrialisée, courir tous les no man’s land du monde, ceux-là qui au cours de toutes années de catéchumène inhumain avaient au moins appris à rester humbles devant la création, ceux -là pouvaient se chopper un zona, tout ça rien qu’à cause de ce petit projet de progéniture. Les régisseurs de cinéma et surtout ceux selon mon cœur, qui comme Molina ont mouliné sur des documentaires pas très œcuméniques, merde, normalement ça devrait finir par ne plus s’affoler de rien. Et là, justement non. Et là, justement, voilà que ça vous fait mentir, que ça se met aux chips comme la viande de drive- in, aux crackers comme les vieux tapins de Stalingrad. Et là, tiens, voilà que ça vous flanquerait par terre toute votre petite échelle de valeurs personnelle…
On m’a donc appris ma paternité prochaine. Bien sur je ne me suis douté de rien. Même quand on a voulu faire valider un vieux loto de l’avant veille, chez un pharmacien à chien-loup de Louveciennes. Après tout peut-être qu’on a raison. Peut-être que je suis vraiment distrait, comme un Pierrot le fou un peu trop bleu, un peu couillon de la lune à Saint-lunaire. On m’a appris ma paternité prochaine après, que je sache, un jet d’urine sur une tige absorbante. Une révélation juste et humide. Une vérité d’or en liquide. Un test de Rorsach à l’eau de rose…

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Un argument de plus en faveur de la Wii. En plus d’être totalement ludique, la nouvelle console de jeu est bonne pour la santé. C’est pas moi qui le dit, c’est Wired. Le magazine/site américain a comparé les dépenses énergétiques régulières d’un humain (jogging, aérobic, sexe…) et propose à chaque fois une équivalence sur la Wii (et ses consoeurs). Lire la suite »
C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit bout de temps. Quand on emménage dans un nouveau logement ou qu’on fait des travaux, il faut penser bien stratégiquement aux endroits où on va mettre les prises car on n’a pas vraiment le droit à l’erreur. Une bourde et on est condamné à utiliser des rallonges ou des multiprises. Et puis il y a aussi bien des fois on aimerait que les prises ne soient pas au ras du sol mais à mi hauteur, histoire de ne pas avoir à se contorsionner. Je rêve donc depuis quelque temps de murs qui seraient capables de transmettre le courant sur toute sa surface (sans que les humains ne grillent dès qu’ils s’en approchent, ça va sans dire). Un rêve me disais-je. Lire la suite »
Une souris en plastique ???? Ah ah ah. Il n’y a qu’un geek pour croire qu’une souris doit être ovale, grise et en plastique. Non, la véritable souris d’ordinateur est poilue, avec une roulette sur le dos et un fil dans le fion (excusez pour le langage). C’est le site Instructables qui a mis la main dessus le premier. Comment la recréer chez soi ? Il suffit d’avoir quelques notions de taxidermie, une mini perçeuse (pour la molette et le fil planté dans l’arrière-train) et une bombe de peinture pour personnaliser la couleur. Il faut aussi mettre la main sur une souris. Option 1 : se pencher dans un des couloirs du métro parisien. Option 2 : aller chez un animalier (en évitant de préciser pourquoi on achète une mignonne petite souris mais qu’on n’a pas besoin de cage.

PS : on peut décliner l’objet avec un mulot, ou même un campagnol, mais il est déconseiller d’utiliser une taupe à moins d’avoir un grand bureau.
PPS : depuis que Brigitte Bardot a dit qu’elle n’avait jamais – au grand jamais – soutenu Le Pen, je n’ai même plus peur de faire des posts comme ceux-là !
Apparemment, cela n’a duré qu’un temps mais c’est quand même marrant. En février dernier, un "proche du dossier" a décidé de baver un peu sur la vie quotidienne des employés de la DGSE, notre service de renseignement bien français. La Direction des Gens Salement Exploités, qui emploie quand même 4 800 personnes, semble faire de l’espionnage à "l’ancienne". Qu’entend-on par là ? Et bien ils utilisent encore Windows NT4 (apparu bien avant Windows XP, en 1996 !), Internet Explorer 6 (installé tout récemment) ou encore des versions totalement obsolètes de Photoshop et Acrobat Reader. Lire la suite »